La bataille des Ardennes

C’était le 16 décembre 1944

Ce jour-là débutait l’un des épisodes les plus sanglants de la Seconde Guerre mondiale : la bataille des Ardennes.

Alors que la France et la quasi-totalité de la Belgique sont déjà libérées, Hitler reprend par surprise l’offensive en rassemblant ses meilleures unités dans les Ardennes belges. Environ 250 000 hommes sont envoyés au combat sous le commandement du maréchal Gerd von Rundstedt. Face à eux, à peine plus de 80 000 Alliés dont la présence du 2e régiment de chasseurs parachutistes SAS français.

Le SS Rolf Ehrhardt se souvient : «Optimistes. Nous l’étions, tout en étant sceptiques. Seuls quelques-uns y croyaient encore vraiment.»

Pourtant dans un premier temps et à certains endroits, la panique gagne les rangs alliés, certains soldats abandonnent leurs positions quand d’autres se battent courageusement. Le Major William Desobry raconte : «Un lieutenant du génie est arrivé. Je lui ai dit qu’il devait rester et a refusé ! Comme il refusait, j’ai mis mon revolver sur son front et je lui ai dit qu’il resterait. Et il a accepté.»

Les combats, féroces et parfois même au corps à corps avec couteaux et fusils, durent jusqu’au 31 janvier 1945. Le jour, la nuit, dans le brouillard, la neige et le froid intense, les organismes souffrent. Le temps est si exécrable que l’aviation ne peut, durant les premiers jours, venir en aide aux soldats présents au sol, où un nombre non négligeable sont faits prisonniers, certains même assassinés dans la foulée.

A Bastogne, la 101e aéroportée est retranchée et encerclée par l’ennemi, qui pour l’instant, réussi sa contre-offensive et regagne du terrain. Le 22 décembre, les Allemands demandent aux Américains pris au piège de se rendre. Le général répondra par écrit : « Nuts. Signé Mc Auliffe. »

Et puis, à partir du 23 décembre, la météo change de camp et l’aviation alliée peut enfin prendre les devants dans cette bataille qui s’éternise et qui sème la mort chaque jour qui passe. Bastogne est ainsi ravitaillée par le ciel et les bombardiers débutent alors de multiples opérations de bombardements sur les positions ennemies.

Malheureusement, sous les bombes qui pleuvent, les civils belges sont également présents en masse. Environ 2 500 d’entre eux trouvent la mort et on y décompte autant de blessés. Madame Caprasse, résidente belge témoigne : «[…] Il criait : « Maman ! Maman ! » Un Américain lui a donné une cigarette. Il a commencé à fumer, puis il est mort. Nous regardions ça comme si c’était normal. Plus rien ne nous effrayait. On croyait qu’on allait y passer comme tout le monde.»

Face à cette puissance de feu mais aussi par manque de moyens, d’essence notamment, les forces allemandes doivent finalement battre en retraite dans leur propre pays. Cette défaite annonce dans un futur proche, la fin du règne de Hitler qui, après avoir découvert le front Est pour se concentrer sur celui de l’Ouest, est désormais contraint à la défense uniquement.

Le bilan de cette bataille est absolument et terriblement lourd. Plus de 67 500 Allemands sont portés disparus, morts ou blessés et plus de 76 800 côté Alliés.

La photographie présentée ci-dessous a été prise à Baugnez. Les corps, enfouis sous la neige, sont ceux de prisonniers américains. Ils ont été assassinés le 17 décembre par une unité de la Waffen-SS, au cours de cette même bataille. Ce crime de guerre est également connu sous le nom de « Massacre de Malmedy ».

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