Les embuscades de Cornil

Les embuscades de Cornil sont des attaques commises par des résistants de Corrèze contre l’occupant allemand, à proximité de la commune de Cornil. Trois attaques ont eu lieu ; le 27 mars, le 1er avril et le 7 août 1944.

Embuscade du 27 mars

Originaires de Corrèze et sous le commandement de Jean Baldous, ils sont un petit groupe de sept résistants qui ce jour-là, est bien décidé à agir contre les forces occupantes. En place depuis l’aube à proximité du pont de Bonnel, dans la commune de Cornil, la journée passe sans que le moindre véhicule ennemi n’apparaisse.

A 19 heures, et alors que la nuit commence à tomber, le petit groupe décide de regagner son campement, bredouille. Mais c’est justement à ce moment-là, enfin, qu’une voiture allemande, lancée à vive allure, les dépasse. Ni une ni deux, Martial Raphael s’arme de son fusil-mitrailleur et fait voler en éclats les vitre du véhicule. Ce n’est que plus tard qu’ils apprendront qu’il s’agissait d’officiers et que tous ont été blessés.

Probablement galvanisés par cette première attaque et pendant qu’ils reprennent route en direction de leur camp, les sept résistants parviennent à s’emparer d’une locomotive et font finalement dérailler le train à proximité de la petite commune de Malemort. La voie ferrée sera ainsi immobilisée plusieurs jours durant.

Embuscade du 1er avril

Quelques jours plus tard, le premier avril 1944 très exactement, le même groupe se positionne aux abords d’une falaise d’une dizaine de mètres de haut, surplombant la route nationale 89, au niveau du lieu-dit Bonnel à environ 500 mètres du bourg de Cornil. En place dès six heures trente du matin, l’attente se veut moins longue que la première fois.

A neuf heures, deux véhicules contenant une trentaine d’Allemands se retrouvent soudainement sous le feu de Martial. Surpris, nombreux sont les blessés. C’est alors qu’une colonne de la Wehrmacht se pointe sur cette même route. Bloquée par les deux premiers véhicules immobilisés, les échanges de tirs sont intenses. En provenance de Tulle, d’autre renforts allemands rappliquent et la fusillade d’éternise une bonne partie de la journée. A vingt heures, le petit groupe décroche, laissant Martial sur place, blessés, qui par la suite sera fait prisonnier.

Malgré cela, l’occupant ne compte pas en rester là. Comme cela en devient malheureusement une habitude, ils vont semer la terreur. Armés, ils se rendent à Cornil même et tirent à l’aveuglette dans le village, causant la mort d’une personne. Ils entrent dans les maisons qu’ils pillent et font une cinquantaine d’otages. A Tulle, 40 personnes seront également arrêtées et considérées comme otages.

Le lendemain, plusieurs camions foncent à Venarsal, en direction du campement des résistants, qui juste à temps, sont parvenu à s’enfuir. La région est fouillée dans les moindres détails mais ils ne seront jamais retrouvés. En représailles à cet échec, le maire de Venarsal ainsi qu’un autre otage sont fusillés et ce même jour, six autres otages sont exécutés à Tulle.

Embuscade du 7 août

Forte de 90 hommes et équipée d’armes livrées par les Alliés, la 232e compagnie des Francs-Tireurs et Partisans de Corrèze se positionnent à leur tour sur la même route nationale 89, au niveau du lieu-dit le Pont de Cornil. La méthode appliquée est la même et à douze heures trente, neuf camions et trois voitures allemandes sont mitraillées. Plusieurs dizaines d’Allemands sont tués ou blessés.

Alors que les Alliés progressent en France après le Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie, la reddition de la garnison allemande du Tulle sera effective dix jours plus tard, le 17 août 1944.

Sources → Embuscades de Cornil (Wikipedia)

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