Vous êtes-vous déjà demandé à quoi pouvait bien ressembler Dijon par le passé ? Probablement oui ! Grâce à cette carte, transmise de mes grands-parents, nous allons plonger dans la capitale de la Bourgogne de 1937.

Avant le début de la Seconde Guerre mondiale, Dijon est la 21ème ville de France en terme de population. A Dijon, il y a moins de 100 000 habitants et la ville est complètement isolée de sa banlieue. Ainsi, Fontaine, Talant, Saint-Apollinaire ou encore Quetigny, ne sont que de petits villages. Néanmoins, ils sont reliés par le tramway de l’époque.

Le chef-lieu du département de la Côte d’Or est aussi la tête de ligne de nombreuses compagnies d’autocars interurbains. Un grand nombre de bus partent du centre-ville pour rejoindre les villes de Chalon-sur-Saône, Montceau-les-Mines, Lons-le-Saunier ou Avallon. Mais encore Châtillon-sur-Seine, Chaumont, Pontailler-sur-Saône, Louhans, Champlitte et encore de nombreuses autres communes. Vous voulez aller quelque part ? Venez à Dijon ! Oui, car Dijon est en relation directe et rapide (pour l’époque) avec toutes les gares frontières de la France. Ainsi, on peut aller à Paris en quatre heures, à Genève en sept heures, seulement huit pour Bâle ou Strasbourg et à peine vingt-cinq heures pour rejoindre la ville ensoleillée de Rome !

Dijon, siège de la 8ème Région Militaire est pourvu d’un arsenal et de sept casernes qui en sont les suivantes : Junot, aujourd’hui remplacée par des logements et Heudelet qui abrite désormais les bureaux du Grand Dijon, toutes deux situées sur l’avenue du Drapeau. On retrouve également un peu plus loin sur cette même artère la caserne Vaillant, la seule qui existe encore de nos jours. La caserne Krien, située sur le boulevard de la Marne, aujourd’hui détruite et remplacée par le Palais des Expositions et enfin Dampierre, Dufour et Delaborde.

A cette époque, le quartier des Grésilles est un petit chemin qui mène à Ruffey.

Au total, 43 communes rurales dépendant des quatre cantons de Dijon et représentent environ 18 000 habitants. Longvic en possède 1800, Chenôve environ 2500.

On peut considérer la place d’Armes (aujourd’hui place de la Libération) comme le centre convenu de la ville. Sur ce point central, on retrouve notamment la prestigieuse librairie Venot et les très réputés restaurant le Pré au Clerc et Racouchot. Au total et en très grande partie faits de pavés, ce sont 546 rues, 25 boulevards, 18 avenues et 36 places qui dessinent la ville de Dijon. Cette dernière est déjà réputée pour sa gastronomie, en particulier grâce à ses spécialités et ses nombreuses fabriques de moutardes (Amora devient en 1939 numéro un national sur son marché), de pain d’épices, de cassis, et élevages d’escargots agrémentés des vins des côtes de Nuits et de Beaune.

Bien que Terrot et Pelotat emploient à elles deux environ 3000 ouvriers, Dijon est avant tout une ville commerciale, plus qu’industrielle. Ainsi, en plus des Halles, d’autres marchés se tiennent respectivement à Darcy, Wilson, Théâtre et Grangier. De nombreux commerces en tous genres animent le centre, telle que les Magasins Modernes (aujourd’hui Galeries Lafayette), les pharmacies Bruant et du Miroir, les magasins Pauvre Diable (aujourd’hui H&M) où l’on peut acheter décorations, tissus, mobiliers et de nombreuses autres choses. Sur cette même rue de la Liberté, au numéro 76 est installé Maurice Bomann, maître fourreur, au 32, la maison Grey-Poupon qui commercialise sa moutarde au détail alors qu’un peu plus loin , au 10 rue Bossuet, il est déjà possible de s’habiller chez Devred.

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