Opération Frankton

C’était le 7 décembre 1942

Depuis qu’il sait que les navires de l’Axe, basés dans le port de Bordeaux, transportent des armes à destination du Japon, mais aussi et surtout qu’ils reviennent chargés de caoutchouc destiné à la fabrication d’armes tout en renforçant le blocus imposé à l’Angleterre, le Royaume-Uni se décide d’agir.

Partant de ce fait, une incroyable opération voit le jour : l’opération Frankton. Herbert Hasler et onze de ses hommes, doivent être lâchés au large de la Gironde depuis un sous-marin à bord de six kayaks, chacun composés de deux soldats. Leur mission : remonter l’estuaire de nuit, se cacher la journée pour ensuite poser des mines sous les navires allemands. Mais rien ne se passe comme prévu.

Dès la mise à l’eau, un premier kayak s’abime. Les deux soldats, William Ellery et Eric Fisher, rembarquent immédiatement et regagnent l’Angleterre. Plus tard, un autre kayak chavire. Le corps du marine Moffat sera reconnu inerte dix jours après sur une plage de l’île de Ré. Son équipier lui, le caporal Sheard, ne sera jamais retrouvé.

Dans la nuit du 7 au 8 décembre, deux autres kayaks se perdent de vue. L’un d’eux est arrêté par la marine de guerre allemande. Le sergent Wallace et le marine Ewart subissent de nombreux interrogatoires sans ne jamais rien céder. Ils seront fusillés cinq jours tard, sans jugement. Pour l’heure, on reste sans nouvelle du second kayak dirigé par chef Hasler et le marine Sparks.

Les deux embarcations restantes poursuivent leur route et après quatre éprouvantes journées, le commando approche Bassens et Bordeaux où les courageux combattants déposent alors des mines sous des navires allemands.

Les quatre hommes se replient à Saint-Genès-de-Blaze lorsque les mines explosent. Quatre bateaux sont éventrés et fortement endommagés. Un navire sera même définitivement coulé par les pompiers français qui, sous prétexte d’éteindre l’incendie, l’inonde et le font chavirer.

Les deux équipages se séparent pour rejoindre plus discrètement le village de Ruffec. Mais le 14 décembre, l’un des deux groupes est dénoncé et la gendarmerie arrête Laver et Mills avant de les livrer à l’occupant. Enfermés à Bordeaux, ils retrouvent malheureusement les deux équipiers restants, le lieutenant Mackinnon et le marine Conway, eux aussi arrêtés par la gendarmerie. Les quatre survivants seront transférés à Paris, puis fusillés le 23 mars suivant.

Finalement, Hasler et Sparks que l’on avait perdu de vue dès le premier soir, ont bien participé à l’opération. Aidés par plusieurs résistants français, ils parviendront à rejoindre l’Espagne, puis l’Angleterre au cours du mois d’Avril. Ils sont les seuls survivants de cette audacieuse et courageuse mission.

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