Le camp de Rivesaltes

De camp pour réfugiés à camp d’internement

Vers la fin des années 30, des milliers de réfugiés chassés par les persécutions nazies d’Allemagne et d’Autriche arrivent en France. Jugés comme « étrangers indésirables », un nouveau décret, instauré le 12 novembre 1938, restreint fortement le droit d’asile et prévoit l’internement de ces derniers.

Seulement, le gouvernement français doit faire face à un événement qu’il ne pouvait prévoir. Rapidement, environ 450 000 réfugiés Espagnols fuyant la guerre civile passent la frontière. A la hâte, une trentaine de camps sont construits sur le territoire national.

Après la défaite de 1940 et l’instauration du régime de Vichy, la politique d’exclusion des étrangers se généralise encore davantage. En quelques mois, plus de 50 000 personnes sont internées dans différents camps du Sud de la France et à partir du 14 janvier 1941, le camp de Rivesaltes devient officiellement un camp d’internement. Aux Espagnols enfermés, s’ajoutent désormais des Juifs étrangers, mais aussi des Tsiganes français et bien d’autres ressortissants étrangers encore.

En 1942, le camp de Rivesaltes, situé dans les Pyrénées-Orientales devient le « centre inter-régional de rassemblement Israélites », en somme, le « Drancy de la zone Sud ». Surchargé et rencontrant ainsi de nombreuses difficultés sanitaires et d’approvisionnements, les conditions de vie des prisonniers deviennent très vite déplorables alors même que le camp joue finalement un rôle déterminant dans la politique de collaboration et de déportation des Juifs vers Auschwitz.

A Risevaltes, entre les mois d’août et novembre 1942, environ 5000 Juifs y sont internés. Dès le 11 août de cette même période, 2 313 hommes, femmes et enfants partent en 9 convois.

C’est grâce à des œuvres comme la Croix Rouge ou l’Œuvre de Secours aux Enfants (bien d’autres encore), mais aussi grâce à des hommes comme Paul Corazzi, le représentant même du préfet ou encore Charles Ledermann, qui organisent des évasions en obtenant des bons de sortie auprès des autorités, que plus de la moitié des internés échappent à ces départs.

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