Histoire et Mémoire de la Seconde Guerre mondiale

La Rafle de la rue Sainte-Catherine

par | 7 Fév 2022 | [Article], [Histoire de la Shoah et de la déportation]

Qu’est-ce que la rafle de la rue Sainte-Catherine ?

9 février 1943

La rafle de la rue Sainte-Catherine est une opération menée par la Gestapo lyonnaise, contre les locaux de l’UGIF (Union Général des Israélites de France) , sous les ordres de Klaus Barbie.

L’UGIF de la rue Sainte-Catherine

Le numéro 12 de la rue Sainte-Catherine, dans le premier arrondissement de Lyon, abrite l’Union Général des Israélites de France. L’UGIF est un organisme créé par Vichy à la demande des Allemands, en 1941, dont le siège principal est à Paris. Sa mission première serait d’assurer la représentation des Juifs auprès des pouvoir publics, dont ces derniers ont obligation d’y adhérer.

La rafle

Mais dans le local lyonnais de cette fameuse rue Sainte-Catherine, une activité secondaire, et bien évidemment clandestine, lutte pour le sauvetage des leurs. Ainsi, on fournit de faux papiers à ceux qui sont le plus en danger, on organise des évasions vers la Suisse ou on place encore des hommes, des femmes ou même des enfants chez des sympathisants non Juifs.

Malheureusement cette activité clandestine n’échappe pas à Klaus Barbie et à sa Gestapo lyonnaise. Le 9 février 1943, une opération d’envergure est menée contre les locaux de l’UGIF. Tous les adhérents présents sur place sont arrêtés. Il en sera de même pour ceux qui, par habitude ou pas obligations, s’y rendront ce même jour. Au total 86 Juifs, Français de naissance ou naturalisés, Polonais, Autrichiens, Tchécoslovaques…  sont arrêtés ; 62 hommes et 24 femmes.

Sur cette vague d’arrestations, 80 d’entre-eux sont envoyés dans des camps d’extermination, principalement à Auschwitz et à Sobibor pour y être assassinés. A la fin de la guerre, ils ne seront que trois survivants.

Sur le même thème…

Histoire de la rafle des notables

Raflés car jugés « influents » par les autorités d’Occupation, certains de ces hommes portent l’insigne de la Légion d’honneur.

La rafle manquée de Nancy - 19 juillet 1942

La rafle manquée de Nancy

Le 19 juillet 1942, la rafle de Nancy est déclenchée. Pourtant, et grâce à la désobéissance de tout un service de police, 350 Juifs sont sauvés d’une arrestation certaine.

La rafle du Vel' d'Hiv

La rafle du Vél’ d’Hiv

Pour la première fois depuis le début de l’Occupation, femmes et enfants sont aussi la cible des 4 500 policiers mobilisés. Au terme de ces deux journées, 12 884 Juifs ont été arrêtés.

Vous aimerez lire…

Sources et références

Mémorial de la Shoah

error: Contenu protégé

Pin It on Pinterest