Amiens : bombardements du 19 mai 1940

Le 19 mai 1940, alors que la bataille de France fait rage, la ville d’Amiens est lourdement bombardée par l’aviation allemande. Des points stratégiques sont visés mais aussi le centre-ville de la capitale historique de la Picardie. Les morts, des militaires mais également des civils, se comptent par dizaines et les dégâts sont à la fois spectaculaires et poignants.

Amiens

Bombardements du 19 mai 1940

Un dimanche sous les bombes

On ne retiendra pas de ce jour que c’était un dimanche. On ne retiendra pas non plus de ce jour que des milliers de familles étaient sur le point de s’installer à table. C’était un dimanche mais dans le fond, peu importe désormais. Peu importe car depuis le 10 mai 1940, les bombes rythment déjà le quotidien de la région tout comme les mouvements de troupes des soldats français et britanniques. La peur et l’angoisse des combats sont déjà bien installées dans la tête des amiénois. Mais il y aura un après, ce dimanche 19 mai 1940.

Il est environ midi, lorsque l’aviation se fait à nouveau entendre dans le ciel de la ville. Est-elle enfin alliée ou bien une nouvelle fois allemande ? Déjà la veille, une douzaine d’avions ennemis avaient procédé à un premier bombardement. La gare de triage de Longeau et le quartier Saint-Roch furent visés. Une dizaine de morts inaugurent alors le triste et sombre décompte de ce week-end de printemps.

Hélas, une nouvelle fois, le son de ces moteurs volants appartiennent bien à l’ennemi, qui attaque sans relâche depuis maintenant neuf jours. Le tonnerre artificiel gronde, la foudre s’abat.

Trois escadrilles de bombardiers escortés par des chasseurs, s’acharnent massivement sur la ville. Cette fois, plusieurs quartiers sont visés : le faubourg Saint-Pierre, le faubourg de Hem, le quartier Saint-Jacques et le centre-ville. On dénombre une centaine de morts et bien plus de blessés encore, majoritairement des civils.

 

Amiens en proie aux flammes

Alors que le ciel retrouve son calme apparent, c’est un tout autre cauchemar que s’apprêtent à vivre les habitants. Les bombes ont déclenchées de nombreux incendies. Dans la cohue la plus totale, les services municipaux ne peuvent intervenir. En réalité, ils ont déjà quitté la ville depuis le 17 mai. Amiens est en proie aux flammes et alors que les citadins fuient la ville, le feu se propage.

L’incendie, gigantesque et incontrôlable, le restera pendant cinq jours. Une éternité.

Le lendemain, 20 mai, les troupes allemandes entrent dans la ville toujours brûlante et quasi déserte. Sur les 93 000 habitants, il n’en reste environ que 5 000, cachés au fond des caves lorsque les Panzers dévalent les rues.

Le bilan matériel est extrêmement lourd. Plus de 21 000 immeubles sont détruits ou endommagés, 140 hectares de terre sont réduites au néant. Tout ce qui faisait Amiens d’une ville n’existe plus. Les commerces sont pulvérisés, le réseau d’eau est totalement détruit tout comme celui du gaz et de l’électricité. Seule la cathédrale paraît intacte au milieu de cette cité en ruine.

 

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